Chaque semaine, je te présente une femme qui m’inspire et me donne le sourire.

1. Tu fais quoi dans la vie et pourquoi ?
Dans la vie j’essaye au max de me libérer du temps pour créer et écrire des trucs. Je crois que c’est ce que je fais dans la vie: je joue avec les mots. C’est ma façon à moi de créer. Et du coup, vu qu’il est important de mettre du beurre dans les épinards, bah, j’ai cherché comment transformer ça en billets verts tout en continuant à faire des billets doux. J’ai commencé mon activité d’indépendante en tant que sophrologue. C’est de cette façon que j’ai réussi à me reconnecter à mon corps et à prendre du temps pour moi quand j’ai connu la traversée du désert de l’open-space, errant de bureau en bureau afin de semer des good vibes tout en faisant mon job du mieux que je pouvais à l’époque. Autant dire que j’avais l’air d’une empêcheuse de bosser en paix mais avec le sourire. Et vue que je ne reste pas en place dans une seul endroit, j’ai ajouté des cordes à mon arc pour me créer une activité qui me ressemble de plus en plus au fur et à mesure que j’en apprends sur moi au travers de mes expériences d’accompagnante. (neurosciences, apprentissages efficaces (mindmap, lecture rapide,…) , écriture intuitive et introspective, le jeu, …) Du coup, pour répondre à la fameuse question “que fais tu dans la vie ?” : je suis coach en développement personnel et j’accompagne les femmes sensibles et créatives qui se sont oubliées à puiser dans leur potentiel pour agir de peur et d’envie surement mais à leur rythme et aller au bout de leur projet.

2. Quelles sont tes valeurs ?
Mes valeurs sont à la fois pro et perso : Liberté L’ouverture d’esprit L’optimisme pour ne pas dire la joie. On est là pour éclore, grandir, s’épanouir dans les petites choses du quotidien. Une femme qui m’inspire beaucoup a dit : la différence entre l’ordinaire et l’extraordinaire. C’est l’extra. Et si on choisissait de mettre de l’extra dans l’ordinaire consciemment ? Ça ne veut pas dire que les moments down ne doivent plus exister, être minimisés ou planqués sous le tapis mais simplement qu’on peut choisir, avec un temps nécessaire à chacun et de la bienveillance envers soi-même, de croire à l’expansion qui vient après une contraction comme pour la respiration. Entre l’intention posée et l’action déposée, il y a l’attention et la concentration qu’on met en conscience dans les petites choses.

3. Ça veut dire quoi pour toi « self care » et comment le pratiques tu ?
Je ne sais pas si avec ma réponse je vais réinventer la roue qui tourne déjà pas mal sur ce sujet d’utilité publique. Mais pour moi, le self care, est un art de vivre en harmonie avec autant ce qu’on aime chez soi que ses parts un peu moins “sexygramables”. De développer cette capacité, j’aime bien dire “soft skills”, d’être bien avec soi-même avant même de pouvoir prétendre être bien avec les autres. Cela ne veut pas dire s’enfermer à double tour dans sa bulle en espérant que rien autour ne vienne la faire péter. Mais plutôt d’apprendre à s’écouter suffisamment et prendre soin de soi-même comme on le ferait pour ses enfants, ses amis, ou d’autres qu’on a tellement de facilité à faire passer en premier au détriment de son propre bien-être quitte à parfois s’oublier complètement. J’aime bien l’idée de ne pas se faire à soi ce qu’on ne ferait pas aux autres. Et inversement, c’est un cercle vertueux.

4. Comment es tu tombée dans la marmite du développement personnel ?
Alors ça date maintenant… Je dirai que cela remonte à quand mon père m’a fait lire le livre “l’alchimiste” de Paulo Coehlo. Ce livre sous forme de conte me poursuit jusqu’à maintenant sur mes tables de chevet. Autant te dire que parmi toutes les choses qu’il ne m’a pas transmis parce qu’il n’était pas présent, c’est le meilleure chose qu’il ait faite à ce jour. Je peux le dire maintenant car à l’époque, je n’ai pas lu ce livre comme un livre de dev perso. C’est en le relisant comme je relis les pages de mon carnet que je me suis rendue compte à quel point, il m’avait accompagné durant plein d’années. Le virus m’a repris quand j’ai commencé à tourner en rond dans ma cage openspacieuse. Comment faire pour sortir de là où je croyais me sentir en sécurité pour aller vers plus d’espace dans ma tête encombrée par le pilote automatique de ces journées remplies par des tâches qui ne m’enjaillent pas du matin au soir ? Je suis allée m’inspirer dans les livres, puis sur les réseaux sociaux puis en IRL jusqu’à ce qui me semblait impossible puisse devenir un possible que je touche du doigt et que je manifeste par mes petites actions. Voilà comment le dev perso est entré dans ma vie pour ne plus me quitter. Je ne dis pas que la forme et le fond de ce que je définis comme développement personnel n’a pas changé depuis. Mes sources d’inspirations ont évolué et j’aime à dire que c’est parce que mon champs de vision s’est élargi en même temps que j’ai agrandi ma zone de confort. Autant te dire que le chemin est encore long mais c’est un jeu amusant à jouer même si parfois je suis amenée à repasser par la case départ qui n’en est plus vraiment une à chaque fois que j’y repasse mais plutôt une extension ou intégration de ce que j’ai appris avant.

5. Où trouves tu l’inspiration ?
Je trouve de l’inspiration dans ce qui m’entoure, dans ce que j’entends et par extension ce que je ressens… Ça infuse dans les cafés, dans les parcs, dans mes échanges, dans le métro (moins en période de grève mais c’est jouable), les restos, dans les romans mais aussi dans les séries netflixiennes. Regarder des séries pour observer la personnalité et l’évolution des personnages dans différentes situations est une mine d’infos sur la nature humaine. Pour moi, hein ?!? J’aime bien me dire que je fais d’une pierre deux coups en regardant une série. Work chillesque ou chill utile. Au choix. Je me dis souvent que c’est la vraie vie qui nous inspire au quotidien, avec l’ordinaire extra qui jalonne chacun de ces moments où on prend le temps d’en être conscient. Et pour connecter tout ça, je m’en vais marcher un peu au hasard pour me parler à moi-même si possible à voix haute pour relier les points de mes différents apprentissages. Les écouteurs sont mes meilleurs alliées pour faire comme si je parlais à quelqu’un d’autre de manière passionnée à l’autre bout du fil alors que non c’est juste entre moi et moi.

6. Un secret presque inavouable sur toi ?
Je suis une véritable mamie, je ne suis pas une fêtarde, j’aime pas sortir la nuit et non ce n’est pas dû à l’âge voyons !!! Pas de conclusion hâtive. J’ai oublié de compter depuis que j’ai 30 ans et à ce moment là j’en faisais moins. C’est juste que j’aime bien être au chaud dans mon confort un thé à la main à lire un bon bouquin. Si je pouvais, j’irai me coucher quand la nuit tombe surtout en hiver pour piquer du nez après avoir lu quelques pages d’un bouquin vraiment trop captivant. Là c’est plutôt scroll sur mon portable et c’est justement ça mon secret presque inavouable. Je suis addict mais je me soigne.

Merci Sabrina pour ce chouette portrait !

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